Expérimentation FFF des caméras portatives

Publié le 16/02/2026

Tolérance zéro face aux incivilités et aux violences sur les terrains

La protection des arbitres est devenue une priorité absolue du football français. À l’occasion de l’Assemblée fédérale du 14 juin 2025, le président de la Fédération Française de Football, Philippe Diallo, annonçait le lancement d’un plan d’action d’ampleur inédit destiné à prévenir et lutter contre les incivilités et les violences, sur les terrains comme en dehors. Parmi les mesures phares de ce dispositif, l’expérimentation des caméras embarquées portées par les arbitres amateurs constitue un signal fort envoyé à l’ensemble du monde du football.

 

La saison en cours a marqué le déploiement des premières dispositions de ce plan et ainsi la détermination de la FFF à graver dans les esprits un message clair : celui de la tolérance zéro pour toutes les dérives à l’égard des arbitres, amateurs et professionnels.

A ce titre, le district du Cantal va déployer les caméras en sa possession à partir du weekend des 21 & 22 février 2026.

Caméra, mode d’emploi

Un usage strictement encadré et sécurisé

Face au risque pour les droits et libertés des personnes concernées, la FFF a réalisé une Analyse d’Impact relative à la Protection des Données (AIPD), aux fins de rendre le dispositif respectueux de la vie privée et de démontrer sa conformité au RGPD. La FFF a rédigé une « AIPD Cadre » étudiée et approuvée par la CNIL. Le stockage et l’utilisation des images se fait via une plateforme sécurisée. Les caméras sont du modèle de celles utilisées par les policiers. En cas de vol, impossible d’en extraire les images (pas de carte SD).

Quel est le fonctionnement d’une caméra ?

 

  • La caméra tourne en permanence, mais les images sont enregistrées uniquement quand l’arbitre appuie sur le bouton d’enregistrement.
  • Grâce à une zone tampon, l’enregistrement débute automatiquement 30 secondes avant le déclenchement du bouton enregistrer, afin de capter l’incident qui aurait incité l’arbitre à l’activer.
  • L’enregistrement s’arrête dès que l’arbitre appuie sur le bouton stop.
  • En cas d’activation par l’arbitre central, un voyant lumineux s’allume, afin que les personnes concernées soient informées de cette activation.
  • L’activation de la caméra par l’arbitre est autorisée dans les zones suivantes : le terrain, les accès au terrain, les déplacements de l’arbitre central et le cas échéant dans le vestiaire de l’arbitre central.

(Photo Lucas BRONCHART / ICON SPORT).

Que deviennent les images après le match ?

  • La conservation des images porte sur les 30 dernières secondes qui précèdent l’activation et jusqu’à l’arrêt de l’activation par l’arbitre central.
  • Si aucun fait n’a été révélé dans les rapports des officiels (arbitres, délégués), les images enregistrées sont détruites.
  • Les images enregistrées sont stockées sur une plateforme dédiée. Seuls des référents caméra possèdent les codes pour y accéder.
  • Tout accès à la plateforme (dépôts des images, visionnage, extraction) est tracké : on sait qui a regardé quoi et quand.
  • Une Commission de discipline a 30 jours après la date du match pour réclamer les images.
  • Les enregistrements sont transmis sur support sécurisé par le référent caméra. Ils peuvent être présentés à l’audience. Les enregistrements sont conservés le temps de la procédure disciplinaire, puis supprimés.

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